Douze expositions gratuites à voir autour d’Art Basel Paris
De la ménagerie de peluches de Cosima von Bonin au Petit Palais aux bronzes de Tracey Emin, une sélection de Connaissance des Arts pour sortir sans payer.
En bref
- Connaissance des Arts retient 12 expositions gratuites à Paris, dont certaines liées au programme public d’Art Basel Paris.
- La plupart se visitent jusqu’au 25 octobre, certaines plus longtemps.
- Le projet de Tracey Emin reste en libre accès jusqu’au 1er novembre.
Pour prolonger Art Basel Paris sans dépenser un euro, il suffit de suivre la sélection que Connaissance des Arts a publiée le 22 octobre 2026. Elle rassemble douze projets gratuits à Paris, dont certains appartiennent au programme public de la foire. La plupart sont visibles jusqu’au 25 octobre, quelques-uns au-delà.
Le Petit Palais, étape phare avec Cosima von Bonin
Dans la galerie des sculptures du Petit Palais, The Dollys & The Beaux (2026) disperse une ménagerie de peluches : pieuvres, coquilles Saint-Jacques, bernard-l’ermite, un Saint-Bernard et un bulldog. Le visiteur circule parmi ces sculptures douces en velours et en cuir, comme dans une pièce commune plutôt que devant des objets distants. L’artiste allemande, installée à Cologne, travaille depuis plusieurs décennies à partir de tissus et d’objets trouvés.
Une balade en plein air autour du Grand Palais
Entre le Grand Palais et le Petit Palais, l’avenue Winston-Churchill sert de parcours à ciel ouvert.
Dans l’ordre de la déambulation, on croise :
- le néon suspendu CIEL de Marcello Maloberti ;
- les bronzes décorés de wax hollandais de Yinka Shonibare ;
- Door de Simone Fattal, bronze patiné évoquant les vestiges d’une porte ;
- le Cat Head Totem de Niki de Saint Phalle, aux mosaïques colorées ;
- les bancs en béton de Manfred Pernice ;
- L’Élévation des Mondes d’Alicja Kwade, empilement en équilibre instable ;
- Angulo Amarillo de Carmen Herrera ;
- A Symbiotic Form de Keita Miyazaki, en métaux recyclés et papiers japonais.
Trois autres œuvres se trouvent hors de l’avenue : Celia, or the Misfortunes of Virtue de Boz Deseo Garden, deux tiges de bronze au Jardin de la Nouvelle-France (galerie Petrine) ; le LOVE Wall de Robert Indiana, en acier corten, place Clemenceau (galerie Almine Rech) ; et Champs d’oiseaux de Lionel Sabatté, des oiseaux de bronze perchés sur de hautes colonnes, au square Jean Perrin.
Küba, mille voix sur quarante écrans
Aux Beaux-Arts de Paris, la Chapelle des Petits-Augustins accueille Küba, de l’artiste turc Kutluğ Ataman. Quarante téléviseurs sont disséminés parmi des fauteuils dépareillés et du mobilier de récupération. Chaque écran diffuse le témoignage d’un habitant d’une communauté installée à la périphérie d’Istanbul, fondée à la fin des années 1960 par des personnes fuyant les persécutions politiques. Sans hiérarchie entre les voix, le visiteur reconstitue peu à peu un portrait collectif. La chapelle, seul vestige du couvent du XVIIe siècle, présentait l’an dernier les Objets trouvés de Harry Nuriev.
Les autres adresses à ajouter à l’itinéraire
| Lieu | Proposition |
|---|---|
| Fondation Pernod Ricard | « Over the top, undercover » : Jonathan Martin, Clémence de la Tour du Pin et Rosa Moreno |
| Prix Ellipse | Pour ses cinq ans, lauréats et finalistes des éditions précédentes de la création africaine contemporaine, commissaire Sitor Senghor |
| Maison Guerlain | Œuvres de 34 artistes pour le lancement de l’Eau de Parfum L’Heure Bleue, parcours en trois temps, scénographie de Delphine Jelk |
| Parvis des Droits-de-l’Homme | Trois bronzes de Tracey Emin, en libre accès |
Les horaires et adresses précises de chaque lieu ne figurent pas dans la sélection : mieux vaut les vérifier avant de partir. Pour d’autres idées du même genre, voir ces expositions parisiennes à ne pas manquer.
Photo : Kirandeep Singh Walia / Pexels
