Près des Halles, iRASSHAi passe du thé aux temakis le soir

Le soir venu, le salon de thé iRASSHAi près des Halles devient un bar à temakis préparés minute. Le budget d’un assortiment de quatre varie de 21 à 40 euros.

Malik Traoré Par Malik Traoré
3 min de lecture
Près des Halles, iRASSHAi passe du thé aux temakis le soir
Assortiment de temakis garnis et nappés de sauce, dressés sur une assiette.

En bref

  • iRASSHAi occupe 800 m² près des Halles et change de vocation le soir.
  • Un assortiment de quatre temakis coûte de 21 à 40 euros selon les garnitures.
  • Trois petits verres de sakés se prennent en formules à 15 ou 18 euros.

Dîner chez iRASSHAi, près des Halles, revient à choisir un assortiment de quatre temakis facturé entre 21 et 40 euros selon les garnitures, d’après Le Monde, qui estime cette quantité suffisante pour calmer l’appétit. Voici comment se présente le lieu et ce qu’il faut prévoir au budget.

Un salon de thé qui change de rôle à la nuit tombée

iRASSHAi est un espace de 800 mètres carrés consacré à la cuisine japonaise, situé près des Halles à Paris. Pendant la journée, le lieu fonctionne comme un salon de thé. Une fois la nuit venue, ce même salon se métamorphose en bar à temakis.

Le principe repose sur la préparation minute : chaque spécialité est montée au moment de la commande, derrière un comptoir de bois clair. Aux manettes se tient Yuji Misu, que Le Monde présente comme un expert. Le geste se déroule ainsi sous les yeux des clients, ce qui change du service à table classique.

Temaki, un sushi roulé à la main encore rare à Paris

Le mot se traduit par « sushi roulé à la main ». Traditionnellement, on enveloppe du riz vinaigré, du poisson et quelques légumes dans une feuille d’algue nori légèrement croustillante. L’ensemble prend la forme d’un petit cornet que l’on tient dans la main.

Selon Le Monde, cette préparation n’a pas encore conquis le public français et se déguste à Paris dans une poignée de restaurants seulement. Le journal rappelle aussi que les cuisines asiatiques en France sont passées des buffets à volonté, dans les années 1990, aux bars à sushis une dizaine d’années plus tard, et qu’elles s’orientent désormais vers les spécialités régionales. Un bar entièrement tourné vers le temaki s’inscrit dans ce mouvement.

Le Monde range iRASSHAi dans une sélection de trois établissements parisiens, publiée le 23 octobre 2026, qui voyage du Japon à la Chine en passant par la Thaïlande. L’intention affichée par le quotidien : proposer des adresses éloignées des sentiers battus des saveurs d’Orient. Cette sélection figure dans sa rubrique Le Goût du Monde, consacrée aux bonnes adresses de gastronomie et de vins.

Le journal décrit une offre asiatique devenue foisonnante, qu’il qualifie d’affolante, et qui mise sur des propositions branchées sans forcément prendre le client pour un gogo. Il présente les trois tables retenues comme de la nouveauté de qualité.

Quant au temaki, Le Monde le compare à un mini-sandwich, encore peu populaire de notre côté du globe. Parmi les rares tables parisiennes à en servir, le quotidien cite Sushi Yoshinaga, qu’il juge excellent.

Combien prévoir pour la soirée

21 à 40 €un assortiment de quatre temakis, selon les garnitures
15 ou 18 €la formule de trois petits verres de sakés différents
330 €le menu unique de Sushi Yoshinaga, restaurant étoilé

Côté boisson, on peut siroter trois sakés différents, servis en petits verres au fil du repas, dans le cadre de formules à 15 ou 18 euros. En additionnant un assortiment et l’une de ces formules, la note se situe entre 36 et 58 euros par personne, hors autres consommations.

Pour situer ces prix, Le Monde mentionne Sushi Yoshinaga, restaurant étoilé qui sert lui aussi des temakis, mais au sein d’un menu unique à 330 euros. Le journal parle à propos d’iRASSHAi d’une dégustation plus économique, avec des formules qu’il juge plus abordables.

Ces tarifs valent pour le service du soir au bar à temakis, et non pour le salon de thé en journée.

Photo : Luis Yañez / Pexels

Malik Traoré

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Malik Traoré

Malik Traoré a été commis puis chef de partie dans des brasseries parisiennes avant d'ouvrir un comptoir à cocktails avec deux associés. Il écrit pour Paris Nightlife sur les bars et les restaurants : cartes, prix, service, horaires de fermeture et adresses de fin de soirée. Il paie toujours ses additions et ne prévient jamais de sa visite.